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Hors compétition... enfin !

Hors compétition... enfin !

Mon parcours pour obtenir mon diagnostic...

Auto-défense émotionnelle

La première étape de l'« auto-défense émotionnelle » commence par le fait de réaliser que la relation avec une personne a évolué vers quelque chose qui nous apporte plus de négatif, plus de souffrances, que de positif, de bienfaits (c'est un piège fréquent lorsqu'on veut se concentrer sur le positif de toute situation... cela a pour conséquence qu'on a tendance à minimiser ce que ne va pas, ce qui ne nous convient pas).

L'esprit de la CNV, que j'apprécie tant, est un esprit d'égalité... (tout à fait à l'opposé de l'attitude des personnes exigeantes qui estiment leurs besoins comme toujours plus importants, plus prioritaires que ceux des autres).

Je réalise qu'il est important pour moi de ne pas me sentir obligée d'être (ou de rester) en relation avec des personnes hermétiques à cet esprit d'équité et de réciprocité.

Ces derniers temps, j'ai l'impression que les gens avec qui je suis en relation personnelle fonctionnent en me « testant ».
Par exemple, Raiponce pouvait se plaindre que je ne la contacte pas assez souvent (sans pour autant prendre l'initiative de le faire !), et là que depuis plusieurs jours que je ne l'ai pas contactée, elle semble avoir une attitude plus respectueuse envers moi, être moins exigeante... j'ai l'impression de passer un test de vérification de « non dépendance affective » lol

Mais comment m'y retrouver entre les personnes qui trouvent que je ne suis pas assez attentionnée envers elles... et celles qui profitent du fait je compense lorsqu'on me dit que mon comportement n'est pas adapté, que je ne réponds pas aux attentes de l'autre (dans l'idée de l'attente universelle de la majorité des neurotypiques de ma culture... d'ailleurs où se trouve la limite entre cette « attente universelle » et l' « attente individuelle excessive »... c'est un grand flou pour moi - et on en revient toujours à « se déconnecter pour s'adapter »).

Peut-être faudrait-il déjà que je me centre uniquement sur mon besoin, mes ressentis, et que je réponde aux gens que leurs attentes ne sont pas possibles à prendre en considération pour moi si elles ne sont pas exprimées ! (cela ne résoudra pas tout car il y a aussi des gens qui n'hésitent pas à exprimer leurs attentes même lorsqu'elles sont excessives.)

 

D'ailleurs 2 passages du livre « Être vraiment soi, aimer pleinement l'autre ! La Communication NonViolente en couple et entre amis » de Marshall Rosenberg m'ont interpelé, illustrant la difficulté à savoir quand s'affirmer, et ce que l'on peut attendre réellement de la part de l'autre :

« La participante H : Est-ce le moment de lui donner de l'empathie ?
Marshall : Au grand jamais ! Criez en CNV. Vous avez déjà donné de l'empathie. Maintenant, c'est à votre tour d'en recevoir ! »
(page 91)

« La participante H : Donc, je peux me donner de l'auto-empathie silencieusement. Calmement.

Marshall : Oui. Mais, n'oubliez pas qu'il est comme la plupart des hommes. D'après mon épouse, il lui faudra trois réincarnations avant d'intégrer l'affaire. [Rires] En attendant, passez un bon moment entre copines et évitez de vous morfondre. »

(page 77)

Auto-défense émotionnelle

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