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Hors compétition... enfin !

Hors compétition... enfin !

Mon parcours pour obtenir mon diagnostic...

Le téléphone sonne

Le téléphone sonne...

Décrocher ? Non mais ça va pas la tête !

On ne sait pas ce qui peut se passer :
> déjà si je ne sais pas qui m'appelle...
> et même lorsque je sais qui m'appelle, je ne sais pas ce que l'on me veut...
Y'a trop de possibilités de ce qui peut se passer et que je ne saurais pas comment réagir, répondre... alors non, je laisse sonner, et si c'est important la personne laissera un message.

Le téléphone sonne

Je me souviens de la première fois où Raiponce m'a appelée : j'ai décroché car j'étais très inquiète (elle m'a toujours dit qu'elle n'appelait jamais, qu'elle n'aimait pas ça, qu'elle préférait les échanges par SMS - ce qui me convient très bien).

Rien de grave, juste qu'elle avait envie de me faire un coucou... j'ai été soulagée, et je sais maintenant que lorsqu'elle appelle, je n'ai pas à m'inquiéter, elle le fait juste comme ça, parce qu'elle a envie (et elle n'a rien d'important à m'annoncer ou à me demander).

 

Je me souviens quand j'ai expliqué à la psychologue du CRA (Centre Ressources Autisme), que je ne pouvais pas décrocher le téléphone, que c'était trop stressant pour moi de ne pas savoir... elle m'a conseillé de m'entraîner à répondre "J'ai pas le temps je vous rappelle" ou "Je suis en voiture je vous rappelle".

Je lui ai répondu que même avec beaucoup d'entraînement, ça ne fonctionnera pas, car je suis tellement focalisée sur ce que veut l'autre, qu'à aucun moment je n'arrive à prendre du recul par rapport à la situation (et encore moins à mentir en disant que je n'ai pas le temps ou que je suis en voiture).

 

Comprendre que ce qui me bloque pour répondre aux appels téléphoniques est que mon esprit a en tête toutes les situations possibles (agréables comme désagréables) m'a aidé à réaliser que les autres ont une sorte de "filtres" de probabilités dont je ne dispose pas.

Ils pensent spontanément qu'il y a peu de chances que l'appel soit désagréable (pour leur reprocher quelque chose par exemple), ce qui doit grandement les aider à ne pas appréhender de décrocher l'appel.

Dans mon esprit, c'est un peu comme si toutes les situations avaient une probabilité égale, et surtout je sais d'avance que je ne saurais pas comment gérer de répondre à l'improviste.

 

Pourtant ce début d'année je constate un progrès, concernant mon téléphone professionnel :

=> avoir trouvé mon grand rêve, là où je voudrais habiter dans 5 ans (en Vendée) fait qu'il faut bien que je développe mon activité libérale (pour pouvoir mettre de l'argent de côté pour financer ce déménagement), ce qui me motive à répondre aux appels lorsque je suis disponible... j'ose cette folie de ne pas savoir ce qui m'attend au bout du fil !

=> ce début d'année est propice aux nouveaux patients, et jusqu'à maintenant je n'ai pas encore décroché d'appel désagréable (d'un patient qui annule son rendez-vous, qui est mécontent ou autre... ça peut arriver - j'ai bien eu un kiné qui n'a pas apprécié recevoir mon courrier de présentation, mais il a eu mon répondeur, et c'est tant mieux car il m'a fallu du temps pour digérer son message...). 

=> et je compte justement sur la providence pour m'épargner d'être disponible pour décrocher les appels que je ne saurais pas gérer !

 

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Bernard Nyssen 17/01/2017 18:00

Voici un témoignage sympathique dont je partage le ressenti.
La Vendée est une région que j'aime beaucoup également ;-)

Bonne suite à vous!

Wendy 23/02/2017 09:54

Oups Bernard... je viens seulement de découvrir votre commentaire !

Merci beaucoup et bonne route à vous aussi :-)