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Hors compétition... enfin !

Hors compétition... enfin !

Mon parcours pour obtenir mon diagnostic...

« Tu stresses »

« Tu stresses »... voilà une phrase que j'entends souvent Raiponce me dire...

Ben oui je stresse pour des choses qui elle ne la font pas stresser, et inversement ! (elle, elle stresse quand elle voit la jauge de carburant de ma voiture assez basse, alors que je sais très bien combien de kilomètres je peux rouler avec un plein !)

La semaine dernière, nous sommes allées dans un parc aquatique, et à un moment elle me demande où sont mes lunettes de piscine ?
En effet je ne les avais plus... j'ai commencé à me ronger les ongles, et c'est là qu'elle m'a dit « Tu stresses ».

Moi dans ce cas-là, je ne pense plus qu'à mes lunettes, à trouver un moyen de les retrouver...
Finalement, après plusieurs minutes à cogiter, je me suis dit que j'allais demander à un maître-nageur s'ils ont un endroit où ils déposent les objets trouvés/perdus... et en effet mes lunettes avaient été mises de côté... ouf ! (pas besoin de devoir en racheter pour pouvoir aller à la piscine la semaine prochaine, pas à me prendre la tête pour trouver un modèle me conviendra niveau étanchéité pour éviter les fuites...).

Donc oui, je stresse... et ça ne me dérange pas qu'elle me le fasse remarquer, car je ne m'en rends pas forcément compte, mais quand on me le dit, je vois bien que oui, je me ronge les ongles devant quelqu'un, c'est donc forcément qu'il y a quelque chose qui ne va vraiment pas (habituellement, je ne me ronge pas les ongles en présence d'autres personnes, car je sais qu'on risque de me le reprocher, de me dire de ne pas le faire...).
Au moins Raiponce ne me dit pas ça :-)

En revanche, je vois bien qu'elle voudrait que je ne stresse pas... mais ça ne sert à rien... Et moi dans ce moment-là, je ne pense pas à lui répondre comme elle le ferait sûrement « oui je stresse, et alors, j'ai pas le droit ? ».
Je ne peux pas faire 2 choses en même temps : stresser pour trouver une idée de comment retrouver mes lunettes ET m'occuper de la relation avec elle, défendre mon droit d'être stressée par la situation !

Et puis face à un ressenti, une émotion, la meilleure chose à faire pour qu'il finisse par passer c'est de l'accepter... (le refouler n'est pas une solution durable... à force d'entasser ses émotions dans le placard, il y a un jour où il s'ouvre d'un coup sans prévenir, et forcément jamais « au bon moment » !)

Après avoir maintes et maintes fois réfléchi suite à différentes situations, en me disant « la prochaine fois, je pourrais répondre ça, réagir comme ça », il m'a bien fallu me rendre à l'évidence que non, chaque situation relationnelle est particulière, et JE NE SAIS JAMAIS comment réagir la fois suivante car le contexte n'est jamais tout à fait le même... alors SOIT, je ne peux pas réagir sur le moment, je suis juste avec mon émotion, et ce n'est pas une mauvaise chose... il me reste plus qu'à demander à Raiponce d'accepter que j'aie ces ressentis bien plus forts qu'elle, qui n'est pas hypersensible...

D’ailleurs s’accepter n’empêche pas qu'un changement ultérieurement puisse survenir, ça permet juste d’avoir le bon point de départ ! (plutôt que de se croire plus avancé dans le parcours, plutôt que d’appuyer sur la pédale d’accélérateur et se demander, mais pourquoi ça n’avance pas ? Alors qu’en fait, le frein à main est encore serré !).

Voilà mon défi pour ce week-end, dire à Raiponce quels sont mes besoins : acceptation et compréhension (et même soutien quand elle le peut), afin de lui donner une chance de pouvoir les satisfaire !
(et tant pis si elle ne le peut pas... pour moi cette relation devrait plutôt être un soutien qu'une difficulté supplémentaire, un stress permanent...)

« Tu stresses »

Je remarque toutefois que la relation de couple me donne l'impression d'un certain paradoxe :
=> d'un côté, il faut savoir s'affirmer (et pour ce faire, ne pas avoir peur de perdre l'autre...)
=> et d'un autre côté, il faut aussi savoir compter sur l'autre pour lui demander ce dont on a besoin...

Je trouve ça très étrange, car pour moi, soit on a vraiment besoin de l'autre, donc on a peur de le perdre (d'où la difficulté à s'affirmer, à poser ses limites), soit on n'a pas besoin de l'autre et à ce moment-là, pourquoi lui demander quelque chose ?

 

Bonus du jour

L'acceptation...

C'est un témoignage que j'ai lu récemment et qui m'a parlé :

« ce lâcher prise auquel m’invitait l’instructeur, consistait à ne pas m’agripper à mes pensées, ne pas réfléchir activement à mes problèmes, ne pas m’accrocher à une sensation ou à une douleur dans mon corps, ne pas me cramponner à mes émotions. 

En méditant, je voyais distinctement qu’on ne me demandait pas de nier ce qui se passait en moi, mais plutôt de me dépouiller volontairement de mes attentes, de mes préférences et, surtout, de mes nombreuses exigences envers la vie(...)

À ma grande surprise, lâcher prise était totalement à l’opposé de la résignation. En fait, c’était une « action », mais une action de nature différente qui implique simplement de prendre un peu de recul intérieurement pour laisser une situation respirer. 

Lâcher prise, c’est relâcher notre emprise sur les choses pour leur permettre d’apparaître telles qu’elles sont et non pas telles qu’on voudrait qu’elles soient. Lorsqu’on accepte de le faire, on se retrouve en présence d’une force de vie incroyable. Cette force s’exprime par l’ouverture de notre esprit. Lorsque l’esprit s’ouvre, on réalise qu’on porte en soi tout ce dont on a besoin : les réponses à nos questions et les solutions à nos problèmes. »

Source : La clé du changement

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