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Hors compétition... enfin !

Hors compétition... enfin !

Mon parcours pour obtenir mon diagnostic...

Trouver la bonne distance

Lasagnes

Lasagnes

Le mot « autisme » vient du mot grec autos qui signifie « soi-même ».

D’une manière générale, les personnes autistes ne comptent pas sur les autres pour satisfaire leurs besoins, elles tentent plutôt de les satisfaire par elles-mêmes.

Elles ont peu besoin d’échanger, et les personnes Asperger n’ont envie de parler qu’à propos des sujets qui les passionnent ! (pour ma part, je suis intarissable sur les chiens, les chevaux, le végétarisme, ainsi que tout ce qui concerne mon métier…)

Et je me retrouve tout à fait dans cette phrase extraite de la bande-dessinée « La différence invisible » parue ces derniers jours (que j’ai déjà lue 2 fois, avant de la prêter à ma chérie) :

« En quoi parler pour ne rien dire serait-il agréable ? »

 

Pourtant, il faut bien s’adapter… pour répondre au voisin qui vient de débarquer dans la ville et demande où sortir pour rencontrer du monde, ou encore à la voisine qui parle de la météo…

Bien que je tâche de satisfaire par moi-même le maximum de mes besoins, j’ai parfois envie de partager des choses avec quelqu’un, comme réaliser ensemble une nouvelle recette de cuisine...

Et puis il y a également des besoins difficiles à satisfaire seule, tel que le besoin de tendresse (le contact physique favorise la production d’ocytocine, une hormone apaisant notre cerveau émotionnel, comme expliqué dans le documentaire « Le cerveau d’Hugo »…).

C’est pourquoi, lorsqu’on a la chance de rencontrer une personne qu’on apprécie vraiment et qui accepte nos différences, nos particularités, le risque peut être de trop compenser, de passer d’un excès d’introversion à l’obsession permanente de l’autre… comment maintenir la relation avec cette personne ? comment répondre à ses attentes ? … qui peut aller jusqu’à l’angoisse, mais cette angoisse n’aide en rien à améliorer la situation !

Dans son « Guide complet du syndrome d'Asperger », Tony Attwood écrit (p 367) :

Trouver la bonne distance

Tel un funambule, me voici donc à essayer de trouver le bon équilibre entre mes 2 tendances (« extrêmes » aux yeux des autres) :

> être « trop distante » (car absorbée des heures durant dans les activités qui me passionnent), et ne pas initier assez souvent de contacts par rapport à ce que l’autre souhaite pour avoir le sentiment de compter pour moi

> et être angoissée de « ne pas en faire assez » (souvent suite à des reproches qui m’auront été faits)…

 

Bonus du jour :

« Le principe des lasagnes »

Dans son livre « L’apprentissage du bonheur » (p 90), Tal Ben Shahar parle du « principe des lasagnes » :

> bien que les lasagnes soient son plat préféré, en manger à longueur de journée tous les jours de la semaine ne lui procurerait pas plus de bonheur qu’en manger une fois de temps en temps.

> de même, avec sa famille qui est la chose la plus importante pour lui, passer 100 % de son temps avec eux ne le rendrait pas plus heureux, car il a aussi besoin de sa dose quotidienne de solitude et autres activités (écrire, regarder des films…).

Ayant tendance à passer des heures et des heures à faire des recherches et à lire sur les sujets qui me passionnent (ce qui a pour conséquence que je délaisse les obligations du quotidien : vaisselle, rangement, obligations administratives…), j’ai eu l’idée d’appliquer ce « principe des lasagnes » à la gestion de mon temps, en utilisant un minuteur pour alterner des périodes de temps délimitées (ex : 1 heure) où je me consacre à ces recherches qui m’apportent beaucoup de satisfactions, et des périodes où « je dois faire autre chose »… (donc le reste… ce qu’il y a « à faire » !)

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