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Hors compétition... enfin !

Hors compétition... enfin !

Mon parcours pour obtenir mon diagnostic...

Modèle relationnel

Lors de l’une de mes nombreuses balades sur le net, je suis tombée sur un texte parlant du modèle relationnel établi par le psychiatre suisse Olivier Spinnler.

Trouvant très intéressante cette idée d’essayer de donner des critères objectifs pour définir au mieux chaque niveau de relation (copain, ami…), je me suis empressée d’acheter son livre « Vivre heureux avec les autres - Une nouvelle approche des relations humaines » et de le dévorer !

Une extrémité du « spectre » relationnel m’a semblé tout à fait évidente (les personnes que nous considérons comme des « inconnus », des « connaissances »).

Viennent ensuite les « copains », les « amis », les « Amis », puis le « Superproche ».

A l’autre extrémité du « spectre » relationnel, voici donc le « Superproche », qu’il définit en ces termes :

« c’est le lieu de l’engagement affectif, au sens le plus profond du terme » (p 28).

A la page 31, il définit les critères de chaque catégorie et donne pour [Superproche] :

« C’est mon partenaire de vie.
Je suis engagé affectivement vis-à-vis de cette personne, et j’ai de bonnes raisons de croire qu’elle l’est vis-à-vis de moi.
J’ai accepté que ma vie et mon bonheur dépendent un peu de cette personne, et j’ai accepté d’assumer une responsabilité quant au bonheur de cette personne.
J’accepte de prendre en compte cette personne, j’accepte qu’elle soit impliquée dans toutes les décisions importantes de ma vie. »

Et d’ajouter (p 43):

« selon moi, au niveau [Superproche], il ne peut y avoir qu’une seule personne. »

Pourtant à la page 200 (chapitre consacré à « La famille »), il indique :

« les parents et les enfants vivent une situation d’engagement affectif mutuel, puisque la qualité de vie des enfants et leur bien-être psychologique, pour ne pas dire leur bonheur, dépendent largement de ceux des parents. Je crois que l’on peut considérer que la réciproque est un peu vraie : le bonheur des parents dépend dans une grande mesure de ce qu’il arrive aux enfants, de ce qu’ils font, etc. (…)
il me paraît tout à fait compréhensible que les parents soient plus heureux quand les enfants « vont bien » et moins heureux lorsque les enfants « vont mal ». »

Enfin un chapitre entier intitulé « [Superproche] : la relation de couple » :

« Être en couple, c’est être engagé affectivement vis-à-vis d’une personne. » (p 252)

« l’engagement affectif, c’est accepter que son propre bonheur dépende en partie de l’autre, et accepter que le bonheur de l’autre dépende un peu de soi-même. Pourtant en principe, être pleinement adulte, c’est ne dépendre de personne en ce qui concerne sa vie intérieure, son bonheur. C’est être parfaitement et complètement autonome. Alors, faire le pas de l’engagement affectif, c’est un sacré défi… » (p 253)

 

Puis un peu moins proches affectivement se trouvent les « Amis » :

« Si je devais ne donner qu’un seul critère, je dirais que ce niveau de proximité relationnelle, c’est le niveau du soutien affectif. On n’attend absolument pas du soutien affectif des [connaissances] ou des [copains] ; on l’attend éventuellement des [amis] ; mais de l’[Ami], on peut légitimement l’exiger ! » (p 27)

« Un [Ami] qui ne vous donnerait pas de soutien affectif, comment pourriez-vous le considérer comme un Ami ? 

On peut aussi le dire autrement : l’Ami, avec un A majuscule, c’est celui qui reste là pour vous soutenir s’il vous arrive un coup dur. » (p 28)

 

« Exiger du soutien affectif » de quelqu’un, ça alors ! Quelle drôle d’idée !

De mon point de vue, on ne peut rien « exiger » de personne d’autre (que soi-même), surtout dans le domaine affectif…

 

 

J’ai longuement réfléchi à l’application de ce modèle à mes quelques relations proches, et ma conclusion est que je suis « décalée d’un cran » par rapport aux autres !

> Mes « Superproches » sont… mes animaux : mon bonheur dépend de ma jument et de ma chienne, et leur bonheur à elles dépend en partie de moi (il a bien dit que ça pouvait s’appliquer aux enfants, et mes animaux sont pour moi ma famille inconditionnelle).

> dans la catégorie « Amis », je dirais ma chérie Raiponce : elle est importante pour moi, mais nous avons chacune notre vie de notre côté (ainsi que notre « chez soi » respectif, que nous aménageons comme bon nous semble…), notre bonheur ne dépend pas directement l’une de l’autre !

> enfin dans la catégorie « amis », que l’auteur définit par « Passer ensemble du temps de qualité » (p 26), je mettrais Mickey…

 

Car cette idée de pouvoir « légitimement exiger » du soutien affectif de quelqu’un veut donc dire que si la personne ne le fait pas, n’est pas à la hauteur de cette attente, de cette exigeance, alors elle est rétrogradée dans la catégorie « amis » ?

Il se trouve justement qu’il y a 2 semaines, je n’allais pas bien (trop d’incompréhensions des paroles et attitudes de ma chérie depuis 3 jours), et j’ai sollicité Mickey pour savoir s’il était disponible pour parler (étant lui neurotypique, tout comme Raiponce, il aurait peut-être pu me donner des éclaircissements… qui m’auraient aidés à me sentir mieux). Mais ce soir-là il était déjà occupé, et le lendemain, il était fatigué, ne voulait pas qu’on se voit de crainte d’être maladroit et me blesser involontairement…

J’ai donc dû gérer toute seule ce mal-être (j’ai l’habitude !), ce qui m’a rappelé à quel point ce n’est pas une bonne idée de compter sur les autres…
Il m’a bien proposé de se voir les jours d’après, mais je n’en voyais pas l’utilité, la période la plus dure étant passée, et quelques jours plus tard, j’avais rendez-vous avec Stella, ma psychologue, à qui je pourrai énumérer la liste de ces choses incompréhensibles pour moi…

Au final, c’est presque si je préfère avoir une psy* que des amis…

Bien sûr, on ne fait pas des activités aussi variées avec une psy qu’avec des amis, mais au moins on a quelques assurances :

> sa disponibilité… (c’est vrai, elle n’est pas disponible sur le champ d’un simple coup de fil, du genre « ok on se voit dans un quart d’heure ! »… mais les amis non plus, contrairement à ce qu’ils aiment à croire !)

Bien sûr, contrairement aux entrevues amicales, ce n’est pas gratuit, mais ce règlement nous garantit un créneau de temps entièrement consacré à nous écouter (car non, elle ne fait pas autre chose en même temps, et elle ne tente pas de monopoliser la parole en racontant sa vie ou en voulant imposer son point de vue sur les situations relatées)

> une régularité : l’assurance de se voir régulièrement, au moyen de rendez-vous convenus à l’avance, qu'elle ne décale pas à sa guise sous divers prétextes, puisqu'elle a dans sa semaine des créneaux prévus pour son travail, alors que les amis peuvent toujours avoir quelqu’un chose de « plus urgent » ou « plus prioritaire » à faire que de nous voir comme il était pourtant convenu… (non pas que cela m’arrive souvent, mais cette éventualité est assez stressante pour moi).

 

Voilà donc pour les quelques notions sur ce modèle relationnel que j’ai trouvé très intéressant, et qui me permet de constater encore une fois le « décalage » que je ressens entre la « majorité des autres » et mon ressenti personnel !
L’essentiel étant de le savoir pour cesser de chercher à se comparer, dans l’espoir d’y trouver une piste d’accès à un mieux-être !

 

* « une psy qui me convient »… et pour y parvenir, il faut souvent en consulter plusieurs avant de trouver la bonne !

 

Bonus du jour

L'image d’autocompassion (partie 1/2)

Il s’agit d’un procédé que j’utilise régulièrement, issu d’un exercice proposé par Kristin Neff dans son livre « S’aimer – Comment se réconcilier avec soi-même » qui fait, pour moi, partie des livres les plus importants (p 152).

Créez votre image idéale d’autocompassion

On peut le décomposer en 2 étapes, dont je vous livre ici la première (la deuxième sera exposée dans un prochain article !)

1. Asseyez-vous confortablement dans un endroit tranquille. La première étape consiste à visualiser un lieu sécurisant. Ce dernier peut être réel ou imaginaire tant qu’il vous semble paisible, calme et relaxant : une plage de sable blanc, une forêt où filtrent les rayons du soleil tandis qu’un daim paît tranquillement, la cuisine de votre grand-mère ou une cheminée avec un feu crépitant. Efforcez-vous de vous représenter ce lieu le plus précisément possible. Quelles en sont les couleurs ? Est-ce lumineux ? Quels sons, quelles odeurs percevez-vous ? Chaque fois que vous vous sentirez anxieux ou en insécurité en cheminant sur la voie de l’autocompassion, remémorez-vous cette image apaisante.

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