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Hors compétition... enfin !

Hors compétition... enfin !

Mon parcours pour obtenir mon diagnostic...

Le monde des idées

Le monde des idées

Raiponce me dit que je suis « dans mon monde »… et c’est vrai que j’ai un monde où je me sens à l’aise (contrairement à celui des relations humaines), où j’ai donc souvent envie de retourner pour me ressourcer… un monde où je me sens efficiente, ce qui me remonte le moral !

Mon monde, c'est celui des connaissances… car je les trouve utiles pour mieux comprendre les choses, mieux se comprendre soi-même, et grâce à internet je peux m’en donner à cœur joie, il n’y a plus que les livres où apprendre !

Je viens de terminer la lecture de « Musique autiste », écrit par un québécois Asperger et surdoué, Antoine Ouellette. Vers la fin de son ouvrage, il imagine « comment serait le monde si les autistes étaient aussi nombreux que le sont les neurotypiques aujourd’hui ? »
Un passage qui m’a beaucoup parlé est celui-ci :

« La connaissance serait une valeur primordiale, la connaissance à des fins pratiques mais surtout celle liée au savoir, à la recherche fondamentale. La connaissance serait d’abord un plaisir. »

 

Ce monde des idées est pour moi comme une grande forêt dans laquelle je peux me balader à loisir, et ses qualités que j’apprécie particulièrement sont :
=> sa stabilité : les chemins ne bougent pas, c’est moi qui choisit où je veux aller, dans un sens, dans un autre, ou encore m’aventurer dans les sous-bois plus sombres…
=> et sa disponibilité : il est au rendez-vous chaque fois que je le souhaite, il n’a pas d’attente envers moi, ne va pas m’en vouloir de l’avoir laissé de côté durant une période où je me consacrais à autre chose !

 

Tout le contraire des relations informelles (voisins, amis, amours…) qui sont à mes yeux comme des sables mouvements, sans aucun repère fixe sur lequel s’appuyer…
Les « relations informelles » ce sont toutes les relations dont le cadre est nébuleux... Par opposition aux « relations formelles », comme celle que j’ai par exemple avec la boulangère, où il y a un cadre : je sais exactement quoi lui dire, j’ai une idée de ce qu’elle va me répondre, et en général, ça ne dévie pas trop… (en fait c’est assez rare qu’elle me parle de la météo par exemple).

 

Dans une conférence TED, Temple Grandin, autiste Asperger bien connue explique vers la 11ème minute (11:08) :

« Vous pouvez former un esprit et le rendre plus penseur et cognitif. Ou l'activer pour le rendre plus social. Certaines études sur l'autisme ont maintenant démontré qu'il peut y avoir plus de connections, ici, dans un esprit très brillant, et la perte de connexions dans la partie sociale, là. C'est une sorte de compromis entre pensée et sociabilité. Dans les cas très sévères, une personne peut être non-verbale. »

 

Un peu comme pour une personne qui serait particulièrement douée en dessin et en même temps nulle en maths… de quel droit lui dirait-on qu’elle doit consacrer une grande partie de son temps et de son énergie à progresser en maths, alors qu’elle serait ravie d’utiliser ce temps et cette énergie pour se perfectionner en dessin, domaine dans lequel la qualité de son travail est reconnu !
L'inverse serait d'ailleurs tout aussi absurde... (s'acharner à vouloir devenir brillant en dessin alors que ce qu'on préfère c'est les maths !)

Voilà, avoir quelques bases de maths ou de dessin, c’est bien pratique dans la vie… tout comme un minimum de sociabilisation… mais ce n’est pas là dessus que je dois baser mon bonheur !

 

Ajout du 21/09 :
Une chouette vidéo d'un fan de la connaissance... comme moi !

 

Bonus du jour

La meilleure amie que je puisse être… pour moi !

Dans « L'apprentissage de l'imperfection », Tal Ben Shahar écrit (p 281) :

« dans la philosophie tibétaine, il n'y a tout simplement pas de différence entre l'amour de soi et l'amour de l'autre ; on n'y est pas à la fois sévère envers soi et généreux envers les autres.

Pour paraphraser le dalaï-lama : selon la tradition tibétaine, la compassion, ou tsewa, est un état d'esprit ou une manière d'être : on a avec autrui la même relation qu'avec soi-même. »

Il semblerait que nous savons généralement être plus compréhensifs envers les autres (plus particulièrement ceux qui nous sont chers), qu’envers nous-mêmes (sans douté lié à une éducation où ce que l’on fait n’est jamais assez bien…).

Donc nous savons nous montrer compréhensif, mais ne nous autorisons pas à l’être envers nous-mêmes…
Et si pour changer, nous essayions d’avoir envers nous-mêmes des paroles aussi compréhensives et compatissantes que nous pouvons avoir pour ceux qui nous sont le plus cher ?
(car rien de ce que nous faisons n’est fait sans raison… et se blâmer n’aide pas à comprendre pourquoi nous agissons ainsi, alors même que nous savons parfois à l’avance que nos actes n’aboutiront pas à ce que nous souhaitons).

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